Mon approche de l’intelligence artificielle
Une IA au service de mon expertise
Chez Tradauplay, l’intelligence artificielle fait pleinement partie de mon activité. Je l’utilise notamment pour rechercher et analyser des informations, effectuer ma veille, réfléchir et brainstormer, rédiger ou reformuler des contenus, créer des images et des vidéos, préparer mes formations, analyser certains documents, développer des assistants et agents IA, automatiser certaines tâches ou encore créer des outils no-code.
Mais utiliser beaucoup l’IA ne signifie pas tout lui déléguer.
Je considère l’intelligence artificielle comme un outil d’assistance et de création au service de mon expertise. Elle peut m’aider à aller plus vite, explorer davantage de pistes ou automatiser certaines tâches, mais elle ne remplace ni mon jugement professionnel, ni mon esprit critique, ni ma responsabilité.
Ce que je choisis de ne pas déléguer
Je conserve donc une intervention humaine réelle dans mon travail et refuse de déléguer à une IA les décisions importantes ou les situations dans lesquelles la relation humaine est essentielle, notamment la prospection, les décisions commerciales significatives, l’évaluation d’un·e apprenant·e, le choix d’un prestataire ou toute décision susceptible d’avoir un impact important sur une personne.
De la même manière, je ne délègue pas à l’IA mes interactions personnelles avec mon réseau, comme les commentaires que je publie sur LinkedIn.
Cette démarche s’inscrit dans les principes de maîtrise et de responsabilité humaine portés par le Règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act, règlement (UE) 2024/1689), ainsi que dans mes obligations en matière de protection des données personnelles prévues par le RGPD (règlement (UE) 2016/679).
Elle complète également ma Politique de confidentialité, qui constitue le document d’information de référence pour les traitements de données personnelles qu’elle décrit.
Mon principe est simple : l’IA peut amplifier mon expertise, mais elle ne décide pas à ma place.
Contrôle humain, vérification et responsabilité
Vérifier avant de publier ou de livrer
Je ne prends jamais pour argent comptant ce que produit une intelligence artificielle.
Un système d’IA peut générer des informations inexactes, incomplètes, obsolètes, biaisées ou inventées. C’est pourquoi les contenus produits avec l’aide de l’IA font systématiquement l’objet d’un contrôle humain avant d’être publiés, transmis à un client ou utilisés dans une formation.
Je vérifie, corrige, reformule et complète les résultats lorsque cela est nécessaire. Je ne publie ou ne livre que des contenus dont je suis entièrement satisfaite et que je suis en mesure d’assumer professionnellement.
Une responsabilité pleinement assumée
L’intervention d’une IA dans mon processus de travail ne transfère donc pas ma responsabilité à l’outil utilisé. Je conserve la responsabilité éditoriale et professionnelle de mes contenus, de mes livrables et de mes supports pédagogiques.
Cette approche s’inscrit dans une logique de maîtrise humaine de l’IA et de responsabilité dans son utilisation, en cohérence avec les principes portés par le Règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act).
Elle s’applique également lorsque l’IA intervient dans le traitement de données ou de documents : les vérifications réalisées ne remplacent pas les obligations prévues par le RGPD, notamment en matière de licéité, de minimisation des données, de sécurité et de protection des personnes concernées.
En pratique, l’IA peut contribuer au travail. La validation finale, elle, reste humaine.
Transparence sur l’usage de l’intelligence artificielle
Identifier les contenus et les interactions
Je considère que la transparence est indispensable lorsqu’un contenu ou un outil généré par IA pourrait être confondu avec une production ou une interaction humaine.
J’indique donc clairement lorsqu’une image ou une vidéo a été générée ou substantiellement modifiée par une intelligence artificielle, ainsi que lorsqu’un contenu repose sur un jumeau numérique, une voix synthétique ou un avatar généré par IA.
Les assistants conversationnels, chatbots et autres outils IA que je conçois ou mets à disposition sont également identifiés comme tels. Par exemple, mon chatbot CloDIA est présentée comme une intelligence artificielle, afin qu’aucune personne ne puisse croire qu’elle échange directement avec moi.
Cet engagement de transparence est volontairement large. Il va dans le sens des obligations prévues par l’AI Act et peut, selon les situations, aller au-delà du minimum imposé par la réglementation.
Textes : un contrôle éditorial complet
Concernant les textes, j’utilise parfois l’IA comme outil de recherche, de réflexion, de structuration, de rédaction ou de reformulation. Dans ce cadre, je conserve un contrôle éditorial complet sur le contenu final, que je vérifie, corrige et assume pleinement.
Je ne présente donc jamais comme « autonome » un texte produit par une IA : je reste responsable de ce que je publie, quel que soit le niveau d’assistance utilisé.
Les obligations prévues par l’article 50
L’article 50 de l’AI Act distingue notamment les obligations des fournisseurs, qui doivent prévoir certains marquages techniques lisibles par machine, et celles des déployeurs, qui doivent informer le public dans certains cas, notamment pour les hypertrucages et certains textes d’intérêt public. Pour ces textes, l’obligation ne s’applique pas lorsqu’un contrôle humain ou éditorial a eu lieu et qu’une personne en assume la responsabilité éditoriale. Lorsque l’une de ces obligations m’est applicable, je m’y conforme.
Mon principe est simple : je ne cache pas l’intervention de l’IA lorsqu’elle est susceptible de modifier la perception du contenu ou de la personne qui s’exprime.
Protection des données personnelles et confidentialité
L’utilisation de l’intelligence artificielle ne doit pas se faire au détriment de la protection des données personnelles ou de la confidentialité.
Limiter les données transmises
Dans le cadre de mon activité, je peux utiliser l’IA pour analyser certains documents professionnels, notamment des questionnaires, des témoignages ou des rapports de certification.
Je ne transmets pas volontairement à un outil d’IA les données permettant d’identifier directement une personne. Avant d’utiliser un document, je retire donc les identifiants directs et, plus largement, les éléments de contexte qui ne sont pas nécessaires à la tâche réalisée.
Ce retrait réduit les risques, mais ne signifie pas nécessairement que les données sont anonymisées au sens du RGPD : si une personne reste identifiable indirectement, les données demeurent personnelles. J’applique donc à l’ensemble du traitement les principes de licéité, de minimisation et de sécurité prévus par le RGPD.
Choisir des outils et des réglages adaptés
Je privilégie les outils et environnements offrant des garanties adaptées en matière de confidentialité et de traitement des données. Lorsque cela est possible, je désactive les fonctionnalités permettant l’utilisation de mes contenus pour l’amélioration générale ou l’entraînement des modèles. Ce réglage est une précaution utile, mais il ne suffit pas, à lui seul, à assurer la conformité au RGPD : je tiens également compte de la finalité, de la base légale, de la minimisation, de la sécurité, de la conservation, de l’information des personnes et des conditions de recours aux prestataires.
Transferts et information des personnes
Je reste également attentive à la nature des données traitées, à leur sensibilité, à leur durée de conservation et aux éventuels transferts vers des pays situés hors de l’Espace économique européen (EEE).
Lorsque des données personnelles sont concernées, leur traitement s’effectue dans le respect du RGPD. Ma Politique de confidentialité complète la présente charte pour les traitements de données personnelles qu’elle décrit.
L’utilisation d’un outil d’IA ne modifie pas ce principe : les données personnelles restent des données personnelles, quel que soit l’outil utilisé pour les traiter.
Propriété intellectuelle et utilisation de ressources tierces
Utiliser les ressources tierces avec discernement
L’accès à un contenu en ligne ne signifie pas qu’il peut être librement copié, reproduit, transformé ou intégré dans un outil d’intelligence artificielle.
Dans le cadre de mes recherches ou de la conception d’assistants IA, d’agents IA, de skills et d’outils no-code, je peux consulter et exploiter des ressources accessibles publiquement afin d’en extraire des informations, des méthodes ou des principes utiles à mon travail.
Je veille toutefois à respecter les droits de propriété intellectuelle attachés à ces contenus et à ne les utiliser que lorsque je dispose des droits nécessaires, d’une autorisation, d’une licence appropriée ou lorsqu’une exception légale le permet.
Je ne fournis volontairement pas à une intelligence artificielle des livres, œuvres littéraires, créations artistiques ou autres contenus protégés dans le but de les reproduire, de les imiter ou d’en contourner les conditions d’utilisation.
Lorsque je m’appuie sur une ressource tierce pour concevoir un outil, je privilégie l’extraction d’idées, de principes, de méthodes ou d’informations plutôt que la reproduction substantielle du contenu original.
Lorsque les ressources utilisées contiennent des données personnelles qui ne sont pas nécessaires à la tâche réalisée, je veille également à ne pas les transmettre inutilement à l’outil d’IA, conformément aux principes du RGPD et à ma Politique de confidentialité.
Prévenir les reprises injustifiées
Les contenus et outils que je crée avec l’aide de l’IA font enfin l’objet d’un contrôle humain destiné notamment à éviter la reprise injustifiée ou la reproduction identifiable du travail d’un tiers.
Usages interdits et lignes rouges
Ce que je refuse
Le fait qu’une intelligence artificielle permette de faire quelque chose ne signifie pas que cet usage soit légal, éthique ou compatible avec mes valeurs.
Je refuse donc d’utiliser l’IA pour créer, faciliter ou diffuser volontairement :
- des contenus destinés à tromper, manipuler ou induire une personne en erreur
- de fausses informations ou de la désinformation présentées comme véridiques
- de faux témoignages, faux avis clients, fausses références ou fausses preuves d’expertise
- des usurpations d’identité ou des deepfakes destinés à faire croire qu’une personne a dit, fait ou cautionné quelque chose qui ne correspond pas à la réalité
- des contenus discriminatoires ou des systèmes prenant des décisions importantes sur une personne à partir de critères inappropriés ou discriminatoires
- des dispositifs de surveillance ou d’évaluation des personnes incompatibles avec leurs droits et libertés
- des mécanismes visant à exploiter la vulnérabilité d’une personne ou à orienter son comportement à son insu
- des systèmes permettant de déléguer entièrement à l’IA une décision ayant un impact significatif sur une personne
- des procédés ayant pour objectif de supprimer, dissimuler ou contourner volontairement un marquage permettant d’identifier un contenu comme ayant été généré ou manipulé par intelligence artificielle
Ce que prévoit la réglementation
Certaines pratiques utilisant l’IA sont expressément encadrées ou interdites par l’article 5 de l’AI Act, notamment certains usages manipulateurs, certaines formes d’exploitation des vulnérabilités, certains systèmes de catégorisation ou d’évaluation des personnes et certains usages de l’identification biométrique.
D’autres pratiques peuvent également engager des règles issues du RGPD, du droit de la consommation, du droit à l’image, du droit de la personnalité ou de la propriété intellectuelle, selon la nature du contenu et son utilisation.
Des engagements qui vont parfois plus loin
Ces lignes rouges constituent mes propres engagements et peuvent aller au-delà de ce que la réglementation interdit formellement. C’est notamment le cas de mon refus de supprimer, dissimuler ou contourner volontairement un marquage IA : je n’en fais pas une interdiction universelle, mais une règle personnelle de transparence. Plus largement, je n’utilise pas l’IA pour créer artificiellement de la confiance, simuler une relation humaine qui n’existe pas ou faire passer une production automatisée pour l’expérience réelle d’une personne.
L’expertise humaine reste au centre
L’IA comme partenaire, pas comme autorité
L’intelligence artificielle peut accélérer une recherche, faire émerger de nouvelles idées, automatiser certaines tâches, faciliter la création ou m’aider à explorer des pistes auxquelles je n’aurais pas pensé seule.
Mais elle ne possède ni mon expérience, ni mon expertise métier, ni ma connaissance de mes clients et de mes apprenant·es. Elle ne connaît pas non plus mes intentions, mes valeurs ou le contexte d’une situation autrement qu’à travers les informations que je lui fournis.
Je considère donc l’IA comme un outil d’assistance, de réflexion et de co-création, jamais comme une autorité à laquelle déléguer mon jugement.
L’esprit critique, la contextualisation, la vérification et la décision finale restent humains.
Transmettre pour renforcer l’autonomie
Cette approche s’inscrit également dans ma manière de transmettre l’intelligence artificielle : l’objectif n’est pas d’apprendre à laisser une machine travailler ou décider à sa place, mais de comprendre comment l’utiliser avec suffisamment de recul pour rester autonome.
Je reste ainsi responsable des choix que je fais, même lorsque l’IA m’aide à les préparer.
L’IA amplifie mon expertise. Elle ne la remplace pas.
Une charte appelée à évoluer
Une veille continue
Les technologies d’intelligence artificielle, leurs usages et leur cadre réglementaire évoluent rapidement. Mes pratiques sont donc amenées à évoluer elles aussi.
Je veille à adapter mes usages aux règles qui me sont applicables, notamment au Règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act), au Règlement général sur la protection des données (RGPD) et aux règles relatives à la propriété intellectuelle.
Cette charte pourra être mise à jour pour tenir compte de l’évolution de la réglementation, des recommandations des autorités compétentes, des outils que j’utilise ou de mes propres pratiques professionnelles.
Pour ces traitements, ma Politique de confidentialité complète la présente charte et constitue la référence à consulter.
Des principes qui ne changent pas
Quels que soient les outils, mes principes restent les mêmes : discernement, protection des données, respect des droits des tiers, transparence lorsque l’intervention de l’IA doit être signalée et maîtrise de ce que je publie ou livre.
Les outils évoluent. Ma responsabilité, elle, reste la même.
